La liberté de la presse est à son plus bas niveau dans le monde depuis 12 ans
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Alors qu’approche  la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse – ce sera le 3 mai – le constat est sans appel : elle est en recul dans le monde. Coup sur coup, deux rapports viennent d’arriver à cette conclusion. 

D’abord, celui de Reporters Sans Frontières paru la semaine dernière. L’organisation relève, je cite, que « tous les indicateurs du classement témoignent d’une dégradation. » RSF pointe notamment la situation du continent américain. En cause, les assassinats de journalistes en Amérique Latine et la cybersurveillance aux Etats-Unis. Résultat, au classement mondial, ce continent est maintenant passé derrière l’Afrique ! 

Un constat précisément confirmé par une organisation américaine, Freedom House qui a pour but de promouvoir les libertés dans le monde. Et avec cette affirmation : la liberté de la presse est à son plus bas niveau depuis 12 ans ! Freedom House s’inquiète particulièrement de la situation au Moyen Orient.

Outre ses actions violentes, Daesch « diffuse de puissants récits alternatifs à travers (ses) propres réseaux, ce qui lui permet de toucher de larges audiences sans le relais des journalistes ou des médias traditionnels ». En d’autres mots, auprès de certains publics, la propagande islamiste supplante l’information journalistique, grâce au web et aux réseaux sociaux. Les  gouvernements n’y sont pas en reste. Selon Freedom House, ils mettent une pression croissante sur les journalistes et les médias suivent le principe bien connu « qui n’est pas avec nous est contre nous ». Une manière de faire taire les critiques au nom de la lutte contre le terrorisme.

Chez nous, Freedom House voit poindre en Europe les dangers potentiels des lois qui, comme en France par exemple , renforcent la surveillance de masse sans contrôle démocratique suffisant. La Belgique quant à elle  se classe 13e dans le classement de Reporters San Frontières qui dénonce, entre autres, « la concentration de la propriété des médias. Elle a atteint un seuil critique. Une poignée d’entrepreneurs possèdent la plupart des titres de la presse ». La notation de notre pays recule, mais il progresse de deux places, parce que ça se dégrade plus vite ailleurs ! Pas très encourageant…

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