Les bloqueurs de pubs sont de plus en plus populaires !
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De plus en plus d’utilisateurs installent un programme sur leur ordinateur pour bloquer l’arrivée des écrans de publicité. Près d’un internaute français sur 3, 30%, a mis en place un adblock comme appelle ce logiciel. Une proportion qui monte à 53% chez les 16-24 ans. Les 25-34 ans suivent avec 39%.

Un outil permettant de masquer les publicités sur Internet

Précision : ça ne gomme pas toutes les publicités que vous pouvez voir sur internet. Mais en tout cas celles qui sont considérés comme les plus intrusives. Selon l’enquête IPSOS qui révèle ces chiffres, 85% des français considèrent que ces pubs qui surgissent perturbent la navigation. Le phénomène gagne maintenant progressivement les mobiles. 22% des smartphones et tablettes en sont équipés.

Conséquences économiques pour les annonceurs

Mais ce blocage pose un problème aux annonceurs ainsi qu’aux médias qui voient leurs revenus publicitaires baisser de façon significative, puisque les pubs sont zappées par leurs lecteurs. Certains ont donc décidé de bloquer les bloqueurs. En clair, ils rendent impossible l’accès aux articles si l’on n’a pas désactivé au préalable son adblock. C’est le cas des Echos en France, Bild en Allemagne, Wired aux Etats-Unis, pour n’en citer que quelques-uns.

Des alternatives moins brutales ?

On peut se demander s’il n’y a pas des pistes de solutions moins radicales. Le sondage indique les internautes ne méconnaissent pas le rôle de la pub dans le modèle économique des médias. Ils ne sont pas non complètement anti-pub. Par exemple, les pubs qui précèdent les vidéos, et que l’on peut passer après quelques secondes, sont celles qui les dérangent le moins. Sans doute parce qu’elles donnent le sentiment d’une certaine maitrise de son exposition publicitaire. 

Une alternative qui gagne du terrain, c’est ce qu’on appelle, le native advertising, les contenus publicitaires qui se fondent dans le flux d’actualité, comme par exemple entre les nouvelles de vos amis sur Facebook. Mais pour les médias, ça pose des questions déontologiques, parce qu’une partie du public ne voit pas qu’il s’agit de publicité. 

Conclusion d’Ipsos

il faut trouver un nouveau contrat d’acceptation entre la pub et le public. Plus facile à dire qu’à faire. La preuve en est que si on inventait les adblock pour d’autres appareils, 74% des gens l’installeraient sur leur télé et 47% sur leur radio.

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