Facebook, LinkedIn, le réseautage numérique (2007)
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démarrage facebook

Facebook. Pour bien comprendre ce quoi il s’agit, il suffit de retourner à l’origine de ce site. En français, une facebook, c’est un trombinoscope. Un bouquin avec les photos et les coordonnées des membres d’une entreprise, d’un groupe ou d’une école. C’est un jeune étudiant de Harvard, Mark Zuckerberg qui a eu l’idée d’en faire une version électronique. Succès fulgurant. Et très vite, le site s’est ouvert à tout le monde. Aujourd’hui, il y 50 millions de membres.

Un concept simple, mais qui met rapidement le feu aux poudres

Le principe est tout simple. Chaque nouvel inscrit crée une fiche personnelle avec sa photo, son âge, sa formation, ses intérêts etc. Et il peut ensuite construire son réseau : amis, connaissances, collègues, relations d’affaires ou personnes qui partagent les mêmes passions. Des communautés se créent, même avec des gens qui ne connaissent pas. C’est le principe du ricochet. On passe de l’un à l’autre. Les amis de mes amis sont mes amis. Vieux comme le monde ! Au fond, il n’y a rien de neuf. Mais évidemment, l’Internet démultiplie les possibilités de contacts de façon exponentielle. Le village global dans toute sa simplicité, puisque vous pouvez entrer en contact avec des gens du monde entier. D’où le succès et l’émergence de sites fonctionnant sur le même principe, chacun avec sa spécificité. LinkedIn par exemple est clairement professionnel. Facebook est plus ludique.

Une addiction neuronale

Au-delà du jeu, qui peut devenir addictif, ou du concours de celui qui a le plus de contacts, la bonne question c’est évidemment : ça sert à quoi ? La question a d’abord été posée sur ce blog. Et merci à ceux qui ont réagi et alimenté cette rubrique. Ce qui, soit-dit en passant, est une expérience interactive intéressante…

Côté positif, c’est pratique pour retrouver des copains d’enfance, d’école ou d’unif. C’est le petit côté « perdu de vue ». Très apprécié par les expatriés.  C’est aussi utile professionnellement. Pour garder le contact avec d’anciens collègues – ça peut toujours servir. Mais on peut aussi étendre ce réseau.  Le cas échéant, trouver un job. David souligne que ce genre de sites intéresse les chasseurs de tête. Certains signalent qu’ils ont pu trouver des clients pour leur business. C’est même une carte de visite. Comme le dit Sébastien : « Combien de fois n’ai-je pas été présenté dans la vie réelle à des gens qui au moment d’échanger nos adresses me disaient “je suis sur Facebook” »

Un monstre dans le monde de la tech

Mais attention répondent notamment Karim et Izo : il faut garder la maîtrise du contenu et des messages, sinon on est vite submergé, y compris par des gens qu’on en connaît pas. C’est comme un virus qu’on se refile. Quoiqu’il en soit, chaque jour le site enregistre 200 mille nouvelles inscriptions. Ce qui suscite évidemment des convoitises. Surtout qu’en vous inscrivant vous donnez des renseignements très précieux sur vous-mêmes. Une mine d’or pour les annonceurs !

Facebook est maintenant évalué à 15 milliards de dollars. Le trombinoscope d’Harvard est bien loin…

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