2015: l’envolée du streaming musical
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Deux phénomènes confirment le succès de la musique en ligne, celle que l’on écoute sur tous les écrans connectés : ordi, smartphone, tablette, voire télé si elle est reliée à internet.

Les chiffres impressionnants du Streaming

D’abord les chiffres. Partout les ventes de CD reculent, et donc les revenus qu’en retire l’industrie musicale. Fait nouveau : le téléchargement, où l’on paie pour disposer d’un morceau en version numérique, est lui aussi à la peine. En revanche, les revenus de l’écoute en ligne sont à la hausse. Seules les ventes de vinyles progressent proportionnellement davantage, mais sur des montants nettement plus modestes.

La concurrence aussi est plus rude dans le secteur, c’est preuve que les acteurs y voient des opportunités, c’est le deuxième indicateur. A côté des deux principaux services en Europe, Spotify et Deezer, on va vu apparaître Tidal qui affirme vouloir mieux rétribuer les artistes, et surtout Apple Music. C’est d’autant plus significatif que la marque à la pomme a fait fortune avec iTunes, son site de téléchargement, et l’iPod puis l’iPhone. C’est donc un changement de stratégie qui prend en compte l’évolution technologique et les nouveaux usages du public.

Un marché en plein expansion

Pour autant, le marché de la musique en ligne est loin d’être stabilisé. La dernière enquête Médiamétrie française le confirme: au mois de septembre, plus de 4 internautes sur 10 ont écouté au moins une fois de la musique sur une plateforme de streaming. Mais la  grande majorité d’entre eux utilise la formule gratuite, avec de la publicité. Ça ne plait pas aux éditeurs et aux artistes qui trouvent que ça leur rapporte trop peu. Les accrocs se multiplient. Dernier coup d’éclat en date, l’album de la chanteuse Adèle numéro 1 mondial, indisponible en streaming.

Formule payante ou gratuite ?

La pression est donc de plus en plus forte pour que les services ne proposent plus que la formule payante, sans pub. C’est le choix qui a été fait par Apple. Et il se murmure que Spotify envisage de restreindre son catalogue accessible gratuitement. Pourtant, c’était présenté comme l’alternative au piratage, preuve  que rien n’est simple. Cela dit, les choses continuent à évoluer. Toujours selon Médiamétrie, l’écoute sur smartphone progresse aussi. Et là, une majorité du public choisit la formule payante qui permet l’écoute hors connexion. La solution viendra donc peut-être tout simplement de l’évolution du marché.

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